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Noémie Foucher

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appréhension d'un panel d'outils 2.0

MOOC | Ma pédagogie à la sauce web 2.0

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          L'université Sorbonne Nouvelle (Paris 3) a proposé (avril - juin 2015), sur la plateforme ECO (E-learning Communication Open-Data) de MOOCs européens, le sMOOC (social MOOC) Ma Pédagogie à la Sauce Web 2.0 (MPSW). Celui-ci s'inspire du cours Web 2.0 et usages dynamiques (C9AI13) du Master AIGEME de l'université Sorbonne Nouvelle. Il s'adresse principalement à des enseignants / formateurs (de tous champs disciplinaires), des ingénieurs/concepteurs pédagogiques, ainsi qu'aux étudiants du Master AIGEME (obtention de crédits ECTS) ; mais aussi plus largement à toute personne souhaitant découvrir les outils du web 2.0.

          C'est dans le cadre du Master AIGEME, en particulier de son cours Web 2.0 et usages dynamiques, que j'y ai suivi les parcours "Analyste" et "Créateur". J'ai donc été amenée à analyser un panel d'outils 2.0 (outils de présentation, blogs, réseaux sociaux, micro-blogging, outil de collaboration, outils de curation, cartes heuristiques, etc.) ainsi que quelques ressources pédagogiques numériques, à réfléchir à leurs usages et enjeux pédagogiques, et à produire une petite dizaine de réalisations numériques avec des outils 2.0.

Dans le cadre d'une démarche socio-constructiviste, j'ai co-construit mes connaissances et compétences au sein de la communauté MPSW (francophone et répartie sur les cinq continents), sur les forums, et sur les réseaux sociaux (Twitter et Google+ en particulier) via lesquels je me suis intégrée dans une communauté d'intérêt et d'apprentissage encore plus élargie.

L'objectif étant ensuite de pouvoir réinvestir les connaissances et compétences développées dans des dispositifs ou séquences de formation (dans le cadre de la formation en ligne, hybride ou en présentiel).

          Le MOOC MPSW était plutôt orienté "outils" ; mais grâce aux activités d'analyse et création, et en synergie avec le reste de ma formation de Master AIGEME notamment, il m'a permis de développer, outre une facilité de prise en main des outils du web 2.0, nombre de compétences plus "pédagogiques".

          Je pense notamment à la gestion des problématiques de l'eFormation que sont le soutien à la motivation et persévérance des apprenants, la réussite des apprenants, l'accompagnement des apprentissages, l'évaluation (par les pairs, formative, sommative). Je pense également à la maîtrise des approches pédagogiques innovantes, héritées du web 2.0 (eLearning, rapid learning, social learning et communautés web d'apprentissage ou de pratique, micro learning, blended learning, espaces personnels d'apprentissage, ePortfolios, MOOCs, serious games...).

          Ce MOOC a contribué à enrichir mes ressources pour mettre en place des méthodes plus actives, interactives, participatives, collaboratives et permettant l'émergence d'une intelligence collective, des méthodes différenciées, engageantes, favorisant des apprentissages profonds, promouvant la qualité ; et pour favoriser l'auto-apprentissage, l'engagement actif et la responsabilisation des apprenants, l'émergence de communautés d'apprenants, le développement d'une culture de la formation informelle, le développement personnel, ...

          Par ailleurs, il m'a également permis de pousser plus loin ma réflexion sur la scénarisation linéaire (parcours de l'apprenant strictement ordonnancé) ou non-linéaire (balisage, et liberté de parcours pour l'apprenant) des ressources, séquences pédagogiques et eFormations ; ainsi que sur la médiatisation des ressources pédagogiques numériques (intégration d'audio, image, vidéo, animation, jeu...), leur dynamisme (effets de zoom, rotations, etc.), leur interactivité (non-linéarité...) ; et la production, le stockage, la gestion et la diffusion des contenus/ressources pédagogiques numériques. Je me suis aussi exercée à l'analyse de quelques ressources pédagogiques numériques (public cible, objectifs pédagogiques, approche pédagogique, médias utilisés, types d'interactivité...).

          En outre, au fil du MOOC, j'ai pu répertorier, petit à petit, tout un panel de compétences que l'utilisation pédagogique des outils 2.0 peut permettre de développer chez les apprenants : des compétences rédactionnelles, communicationnelles, créatives, techniques, formelles, informationnelles, de veille, de sélection, analyse, synthèse, esprit critique, argumentation, des compétences sociales, civiques, eCompétences, translittératie, ...

          Je ressors aussi de cette expérience d'apprentissage mieux outillée pour pouvoir accompagner des enseignants/formateurs dans la conception de nouvelles pratiques pédagogiques, de cours numériques plus dynamiques, et dans la mise en valeur des objets d'enseignement, etc. ; voire, de compétences en community management en contextes pédagogiques...

 

          N.B. : Si vous souhaitez en savoir plus, vous trouverez en bas de cette page des liens vers mes analyses et réalisations. (Dans le cas contraire, recliquez sur le titre du présent article, puis redescendez en bas de page après la zone dédiée aux commentaires.)

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Synthèse | Les enjeux d'une application pédagogique des outils du web 2.0

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          Le cours C9AI13 - Web 2.0 et usages dynamiques invite les apprenants du Master AIGEME à achever l'étude de ce cours et du MOOC Ma Pédagogie à la Sauce 2.0 (MPSW) en publiant leurs réflexions sur ce qu'ils ont appris au cours de ce module/MOOC, et surtout, sur les enjeux d'une application pédagogique des outils du web social. Je vous invite à découvrir les miennes ci-après.

 

<= 5. Les outils de curation 

 

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Les outils de collaboration

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          Dans le cadre du MOOC Ma Pédagogie à la Sauce Web 2.0 (MPSW), les participants sont invités à découvrir (s'ils ne les connaissent pas déjà) les principaux outils de collaboration : wikis, documents partagés (GoogleDrive...), cartes heuristiques, outils de planification (Doodle...), etc. et à en comprendre le fonctionnement. En effet, ces outils peuvent permettre de gérer des projets éducatifs en ligne.

Je vous propose de découvrir ci-après les intégrations de la page d'un wiki sur laquelle j'ai travaillé, puis d'une carte heuristique réalisée collaborativement. Ces co-créations seront suivies d'une analyse des possibilités offertes par les outils de collaboration dans le cadre de l'enseignement/apprentissage.

 

Co-créations

Ci-après, l'intégration de la page d'un wiki que j'ai créée puis co-rédigée avec Clémence Jacq, au sujet de la conception médiatique, la scénarisation pédagogique, et... l'utilisation pédagogique des wikis justement ! ... :

 

Ci-après, l'intégration de la carte heuristique (interactive) que j'ai co-réalisée avec Aurore Capriles au sujet ... des cartes heuristiques ! ... :

 

Analyse

          Comme les blogs et réseaux sociaux, les outils de collaboration sont particulièrement susceptibles de soutenir l'engagement actif des apprenants, de favoriser leur motivation, réflexion et participation. Le wiki notamment est un outil 2.0 qui permet non pas seulement de "consommer" de l'information, mais aussi d'en produire et la partager. Les wikis peuvent ainsi permettre aux apprenants de développer des compétences rédactionnelles, éventuellement multilingues (traduction d'articles...). Ils sont également susceptibles de contribuer à leur faire acquérir des compétences attendues au XXIème siècle : télécharger des médias, éditer un texte, modifier un contenu, etc.

          Les wikis sont des outils de production, stockage, gestion et diffusion des contenus. Un apprenant peut donc utiliser un wiki personnel pour organiser ses connaissances et notes, recenser des sources intéressantes, tagguer les ressources ainsi sauvegardées et/ou nouvellement constituées (par remix), mener des recherches dans la base personnelle de connaissances ainsi constituée. Le wiki peut ainsi soutenir la mémoire de l'apprenant, favoriser l'auto-apprentissage, etc.
Un enseignant pourra quant à lui construire un dépôt d'informations, voire constituer des supports de formation, dans un wiki ; et diffuser le tout auprès des apprenants.

          Les apprenants peuvent utiliser des wikis collaboratifs pour partager et co-construire leurs connaissances, apprendre des connaissances tacites de leurs pairs, profiter de l'expertise et du potentiel d'un groupe de personnes engagées dans un objectif commun. Ainsi, dans un apprentissage socioconstructiviste, ils seront amenés à lier entre elles et hiérarchiser des connaissances acquises, échanger et débattre à distance sur un sujet commun (grâce à la page de discussion du wiki, voire des forums, audioconférences...), corriger les productions d'autres apprenants, accumuler des contributions et réorganiser le contenu, le faire progresser, le pérenniser (alors que les posts d'un blog se périment...). Grâce à ce principe "cumulatif", pour les apprenants la correction n'est pas seulement une sanction, mais une intervention les aidant à améliorer leurs travaux finaux (et leurs notes). Le wiki promeut donc la qualité, permet l'émergence d'une intelligence collective, favorise la performance collective. Le wiki favorise également la recherche de consensus
Les enseignants et formateurs peuvent quant à eux exploiter les wikis pour construire des cours à plusieurs, créer collaborativement des ressources pédagogiques, ou des guides ou manuels à destination de leurs pairs (bonnes pratiques, etc.) par exemples.
Pour toutes ces productions collectives, il ne faut toutefois pas négliger le travail "d'animation" (coordination ?) de la communauté contributrice qui est requis. Sinon, le wiki pourrait demeurer une agrégation de contributions, non intégrées les unes aux autres...

          Le wiki offre par ailleurs de nouvelles possibilité d'évaluation formative et sommative des apprenants. On peut en effet faire travailler les apprenants sur un même wiki, collaborativement (co-rédaction de pages) ou individuellement (chacun sa page). Et l'enseignant pourra ensuite suivre le travail de chaque apprenant, centralisé dans un même lieu en ligne, avec suivi de modifications, etc. Il pourra alors évaluer les apprenants en consultant les mises à jours successives par exemple. Il pourra aussi corriger directement dans le wiki (en rouge peut-être).
Les apprenants, quant à eux, pourront non seulement accéder à la correction de leur travail, mais également voir les travaux des bons élèves et prendre modèle dessus.

          Le wiki permet en outre, comme nombre d'outils du web 2.0, une sensibilisation à la netiquette, au droit d'auteur, et à la maîtrise de son identité en ligne. Avec ceci de particulier qu'être "contributeur" d'un projet collectif dote l'apprenant de "biens relationnels" (les co-productions) qui peuvent faire sa eRéputation... (Les wikis peuvent en tout cas constituer un levier de développement personnel pour les apprenants [ou enseignants/formateurs !], en les faisant devenir co-auteurs dans le cadre d'une écriture collaborative.)

 

          Notons, pour terminer cet article, que les documents partagés (tels que Google Docs) possèdent nombre d'atouts des "wikis" à strictement parler. Quant aux cartes heuristiques..., je vous laisse explorer celle qui est intégrée ci-dessus, en particulier la branche "usages pédagogiques"...

 

<= 3. Les réseaux sociaux 

5. Les outils de curation =>

 

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Les réseaux sociaux

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          Le MOOC Ma Pédagogie à la Sauce Web 2.0 (MPSW) invite les participants à se créer et/ou alimenter un compte Twitter et à partager leurs réflexions sur les usages pédagogiques des réseaux sociaux (en particulier Twitter). Aussi, je vous propose ci-après une timeline intégrée (embed) de mon compte Twitter. Elle sera suivie d'une analyse sur les possibilités offertes par les réseaux sociaux dans le cadre de l'enseignement/apprentissage mais aussi sur les risques liés à l'utilisation de ces réseaux.

 

Création

Voici la timeline présentant mes derniers tweets. Vous pouvez vous abonner à mon compte Twitter en cliquant sur le bouton follow en haut à droite de l'intégration de la timeline. ;)

 

Notez que vous pouvez également, selon vos préférences, me rejoindre sur les réseaux sociaux suivants :  Google+    Facebook    LinkedIn    Viadeo

 

Analyse

        Les réseaux sociaux, ou plus largement les "médias sociaux", proposent de nombreux services aux internautes : Facebook (Facebook, WhatsApp, Instagram), Google (Google+, YouTube, Blogger), Twitter (Twitter, Tweetdeck, Vine), LinkedIn, Yahoo! (Flickr, Tumblr, Delicious). Le MOOC Ma Pédagogie à la Sauce Web 2.0 (MPSW) invite les apprenants à s'interroger sur les possibilités qu'ils offrent dans le cadre de l'enseignement / apprentissage ; puis sur les risques liés à leur utilisation (bien que le sujet dépasse le cadre du MOOC, plutôt orienté "outils").

 

Possibilités offertes par les réseaux sociaux dans le cadre de l'enseignement / apprentissage :

        En utilisant Twitter, l'apprenant peut développer ses compétences informationnelles et de veille : recherche, veille, diffusion de l'information. Les apprenants peuvent organiser à partir de ce réseau social une veille sur un sujet particulier, suivre l'actualité de certaines thématiques (éventuellement en utilisant Tweetdeck).
Twitter permet en outre de réduire le temps de recherche de l'information. En effet, un twittos (utilisateur de Twitter) avec un nombre suffisant de followers pourra trouver rapidement une réponse à une question ; et en suivant lui-même des twittos pertinents, il pourra rester au courant des dernières actualités dans les domaines qui l'intéressent. 
Et Twitter, spécifiquement, peut permettre de développer les capacités de synthèse des apprenants, puisque la limitation à 140 caractères par message encourage une expression synthétique, voire originale. (source : MOOC Ma Pédagogie à la Sauce Web 2.0)

        Les réseaux sociaux peuvent permettre le développement de compétences en communication. Par exemple, Twitter est un outil de diffusion qui peut être utilisé en lien avec un blog, à des fins de communication, pour attirer l'attention sur un nouvel article, une nouvelle production. Comme nombre d'outils 2.0, les réseaux sociaux peuvent ainsi contribuer à rendre l'apprentissage plus attrayant aux yeux des apprenants, encourager leur engagement actif, favoriser leur motivation et participation. Ils peuvent contribuer à une meilleure performance individuelle de l'apprenant.

        Ils peuvent permettre à l'apprenant de co-construire ses connaissances. L'apprenant peut en effet y partager son expérience et ses connaissances, et exploiter celles de ses pairs. Les réseaux sociaux augmentent les possibilités d'interactions et de collaboration entre et parmi les apprenants et enseignants, les aident à devenir co-apprenants et co-formateurs les uns des autres. Ils peuvent également faciliter le soutien scolaire (en cas de difficultés, possibilité de contacter des pairs, un professeur...). Avec les réseaux sociaux, apprenants et enseignants co-construisent aussi les contextes d'apprentissage.

        Les réseaux sociaux favorisent l'auto-apprentissage, ainsi que l'émergence de communautés d'apprenants, qui se construisent un environnement d'apprentissage autour d'un sujet (communautés de savoirs). Avec les réseaux sociaux, les discussions au sein de ces communautés sont facilitées. Et l'apprenant peut être suivi par une communauté et apprendre de la communauté qu'il suit et/ou à laquelle il participe. Via l'abonnement à des contenus, et via des contributions, une culture de la formation informelle se développe.
Une communauté apprenante, une promotion, peut se retrouver sur le web autour d'un hashtag commun sur Twitter par exemple. Il peut en découler un sentiment de participation ou proximité propice à susciter le bien-être et l'auto-cohésion des apprenants impliqués, et donc de la motivation. (L'utilisation d'un hashtag commun pourra par ailleurs permettre à l'enseignant / formateur de recenser les productions web d'un groupe d'apprenants.)
Avec les réseaux sociaux, l'apprentissage peut être intégré dans une communauté plus large que la classe ou promotion (rencontres virtuelles avec d'autres groupes d'âges, d'autres milieux socioculturels, accès à des canaux alternatifs et communication multidirectionnelle pour gagner de la connaissance et accroître ses compétences). Par le biais de ces réseaux, les apprenants peuvent accéder à une expertise nouvelle (sous la forme de réseaux de personnes), facilitant la co-construction des savoirs. Ils peuvent être connectés les uns avec les autres, avec les enseignants, mais aussi avec des experts, chercheurs ou professionnels d'un champ d'étude, etc. Les réseaux sociaux peuvent donc permettre aux apprenants d'avoir accès à des connaissances hautement ciblées dans un champ d'intérêt donné. Et l'apprenant peut élargir ses horizons en collaborant au-delà des frontières, des barrières linguistiques, des murs des institutions de formation... L'apprentissage est ainsi replacé dans la société. L'apprenant peut acquérir des compétences de manière holistique, sans les isoler, mais de manière au contraire intégrées dans un ensemble complexe, riche, le contexte de la vie réelle...
Les réseaux sociaux peuvent donc être un levier de développement personnel pour les apprenants (apprentissages informels, inclusion sociale...).

        Sur les réseaux professionnels, l'utilisateur peut se créer une identité numérique professionnelle, identifier des spécialistes, les contacter, se créer un réseau en vue d'une future recherche d'emploi, comprendre les enjeux de la présence en ligne pour se positionner sur le marché du travail.

        Utiliser les réseaux sociaux dans le cadre de l'enseignement/formation permet aussi de sensibiliser les apprenants aux problématiques de l'identité numérique, des médias sociaux. Sur ces réseaux, les apprenants peuvent être amenés à réaliser des apprentissages d'usages sociaux et professionnels (une éthique, une politesse, netiquette, ...).

        Les réseaux sociaux sont donc des outils 2.0 particulièrement susceptibles d'amener l'apprenant à développer des compétences dites "du XXIème siècle" : communication, partage, collaboration, développement de son esprit critique, construction et maîtrise de son identité numérique, etc.

 

Risques liés à l'utilisation des réseaux sociaux :

L'utilisation des réseaux sociaux et autres services 2.0 n'est toutefois pas sans risques, surtout s'ils sont utilisés sans sens critique de la part des utilisateurs.

L'identité des apprenants (adolescents, jeunes adultes...) doit être protégée. Et le degré de confidentialité de leurs publications, ainsi que les "cercles" de ces publications, doivent être bien paramétrés (car les réglages par défaut sont souvent peu protecteurs).

Les apprenants doivent être accompagnés dans la construction de leur identité numérique. Il convient d'implémenter des règles de bonne conduite auxquelles on s'assurera que les apprenants adhèrent ; et de rester vigilent face aux risques auxquels les jeunes sont particulièrement exposés : comportements destructeurs, cyberbullying (harcèlement en ligne), rencontres pédophiles, ...

Il s'agit aussi de ne pas confondre vie privée et vie professionnelle, et de pouvoir bénéficier d'un "droit à l'oubli". Snapchat a appuyé son concept sur ce droit. Il ne produit que des contenus éphémères :

"[...] fini les photos de soirée trop arrosées qu'on regrette dès le lendemain d'avoir publiées. Avec Snapchat, c'est l'instant que l'on partage, sans la pression de l'archivage éternel, au moins très durable, que représente traditionnellement internet."
(source : MOOC de Rue 89 Informer et communiquer sur les réseaux sociaux [1ère édition])

Par ailleurs, l'utilisateur gagne à être vigilant, à s'informer quant à l'exploitation de ses données personnelles.
Selon le MOOC de Rue 89
Informer et communiquer sur les réseaux sociaux (1ère édition), le réseau social Facebook par exemple a d'abord cherché à engranger le maximum d'utilisateurs pour devenir incontournable. Puis il a dû, dans un deuxième temps, prouver sa capacité à devenir une société rentable, en particulier en vendant de la publicité ciblée (au troisième trimestre 2013 : 76% de hausse des revenus publicitaires). Facebook a donc un modèle économique qui ne donne que l'illusion de la gratuité, mais comme le dit le dicton : "if the product is free, then you are the product !". Et pour générer ces revenus publicitaires, Facebook se montre de plus en plus intrusif avec les utilisateurs (leurs données personnelles...).
Les réseaux sociaux peuvent donc amener à une forme de "
consommation de soi", et la vie privée n'existe (quasiment) pas sur les réseaux sociaux. Par ailleurs, nos informations personnelles peuvent être stockées à différents niveaux : services gouvernementaux, fournisseurs d'accès internet (adresses IP), sites internet (cookies), algorithmes des réseaux sociaux qui traquent nos comportements sur le web... (Remarque : Au sujet de l'utilisation de nos données pour nous traquer, vous pouvez découvrir les épisodes du documentaire Do not track).

Enfin, le mobile devenant dominant dans nos usages en ligne, il convient également de bien gérer la sécurité et notre vie privée sur les terminaux mobiles. Dans le MOOC de Rue 89 Informer et communiquer sur les réseaux sociaux (1ère édition), Philippe Couve, journaliste et consultant, aborde cette question :

"Le mobile est sans doute l'outil que l'Humanité a adopté le plus rapidement, et le plus massivement. Selon les estimations de la Banque mondiale, plus des trois-quarts des terriens en possèderaient un aujourd'hui. Le mobile est d'ailleurs devenu le premier écran que nous utilisons, selon une étude récente."

"Un rapport officiel fait état en France de 775 000 portables volés en 2010, sans compter ceux qui sont oubliés et parfois perdus par leurs propriétaires. Le mobile est aujourd'hui notre ordinateur qui contient le plus de données personnelles. D'où la nécessité de le protéger s'il tombe entre de mauvaises mains. Mettre un code d'accès sur votre écran est un minimum vital."

 

<= 2. Les blogs 

4. Les outils de collaboration =>

 

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