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Noémie Foucher

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appréhension des leviers numériques

MOOC | Storytelling digital

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        La plateforme de MOOCs Ionis X a proposé (février - mars 2015) un MOOC intitulé Storytelling digital. D'un volume plus modeste que les deux MOOCs que j'avais précédemment suivis au sujet du storytelling (The future of storytelling et Comprendre le transmedia storytelling), ce MOOC-ci s'adressait à un public différent : principalement à des communicants externes et internes (responsables et chargés de marketing et communication), des porteurs de projets entrepreneuriaux, des porteurs de projets en entreprise, ou à toute personne "travaillant sur des problématiques relatives à la stratégie de communication de la marque corporate ou commerciale, au brand content, à l'élaboration et la réalisation de dispositifs digitaux (supports et actions de communication)".

        Mais le MOOC Storytelling digital est néanmoins ouvert à tous. En effet, le sujet de l'eStorytelling n'y est pas seulement abordé sous un angle "marketing & communication", mais aussi sous les angles de la narratologie et analyse littéraire, de la sociologie (usages médiatiques, usages web 2.0 en particulier...), et des médias. Ainsi, outre l'acquisition de nouvelles ressources en communication (pour capter l'attention des publics, les captiver, convaincre, engager ; etc.) et en accompagnement du changement (pour stimuler le désir de changement, faire adhérer les équipes, les motiver, mobiliser et fédérer autour d'un projet) - en particulier une méthodologie pratique pour bâtir une stratégie d'eStorytelling -, ce MOOC m'a offert de claires définitions du storytelling et de l'eStorytelling, et m'a permis de mieux comprendre le fonctionnement de l'eStorytelling (importance du binôme émotion-raison, dans une logique de storytelling fictionnel ou dans une logique de storytelling documentaire) ainsi que ses mécanismes (leviers du récit = compréhension, mémorisation, adhésion ; leviers numériques = immersion, participation, co-création, viralité).

        Par ailleurs, j'y ai revu et quelque peu approfondi la manière de bâtir un récit classique, à l'aide des schémas canonique (ou schéma de l'action) et actanciel (ou schéma des personnages). Puis surtout, j'ai étudié de plus près comment bâtir un récit numérique, ce qui y change par rapport à un récit classique. En effet, en eStorytelling, sous l'impact des fonctions et usages du web 2.0, le schéma de l'action peut être explosé : la structure du récit peut cesser d'être séquentielle, car il peut y avoir de multiples portes d'entrée dans le récit (et ce n'est alors plus forcément le narrateur, mais parfois le public, qui décide de l'ordre des séquences) ; et les scénarios peuvent même être évolutifs (les communautés peuvent continuer une histoire commencée par un narrateur). Le récit numérique peut alors se présenter sous différentes formes : une histoire globale composée de plusieurs petites histoires autonomes, une histoire racontée par plusieurs personnages, un récit jouant sur la chronologie, un récit jouant sur l'espace (les lieux), ... ; et il peut jouer sur sa focalisation (qui peut être de type externe, interne ou zéro).

        Le MOOC Storytelling digital a également été pour moi l'occasion de me pencher davantage sur les spécificités de l'utilisation des médias texte, vidéo, son et image dans le récit numérique ; sur la manière dont l'eStorytelling intègre les nouvelles formes d'expression propres au web s'appuyant sur ces médias ; et sur la façon dont il joue sur des leviers propres au web : immersion, interaction, viralité. Il m'a ainsi permis d'élargir ma connaissance de la palette des formes possibles pour le récit numérique : visuel narratif, vidéo storytellée, vidéo interactive, websérie, webdocumentaire, dessin animé professionnel, POM (Petit Objet Multimédia ou Petite Oeuvre Multimédia), vidéographie, roman graphique, serious game (advergame, edugame), ... Enfin, il m'a donné des repères pour choisir les vecteurs et supports pour bâtir un dispositif numérique (au regard des objectifs, de la cible, des équipes et compétences dont on dispose pour créer les contenus, au regard des budgets...).

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MOOC | Ma pédagogie à la sauce web 2.0

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          L'université Sorbonne Nouvelle (Paris 3) a proposé (avril - juin 2015), sur la plateforme ECO (E-learning Communication Open-Data) de MOOCs européens, le sMOOC (social MOOC) Ma Pédagogie à la Sauce Web 2.0 (MPSW). Celui-ci s'inspire du cours Web 2.0 et usages dynamiques (C9AI13) du Master AIGEME de l'université Sorbonne Nouvelle. Il s'adresse principalement à des enseignants / formateurs (de tous champs disciplinaires), des ingénieurs/concepteurs pédagogiques, ainsi qu'aux étudiants du Master AIGEME (obtention de crédits ECTS) ; mais aussi plus largement à toute personne souhaitant découvrir les outils du web 2.0.

          C'est dans le cadre du Master AIGEME, en particulier de son cours Web 2.0 et usages dynamiques, que j'y ai suivi les parcours "Analyste" et "Créateur". J'ai donc été amenée à analyser un panel d'outils 2.0 (outils de présentation, blogs, réseaux sociaux, micro-blogging, outil de collaboration, outils de curation, cartes heuristiques, etc.) ainsi que quelques ressources pédagogiques numériques, à réfléchir à leurs usages et enjeux pédagogiques, et à produire une petite dizaine de réalisations numériques avec des outils 2.0.

Dans le cadre d'une démarche socio-constructiviste, j'ai co-construit mes connaissances et compétences au sein de la communauté MPSW (francophone et répartie sur les cinq continents), sur les forums, et sur les réseaux sociaux (Twitter et Google+ en particulier) via lesquels je me suis intégrée dans une communauté d'intérêt et d'apprentissage encore plus élargie.

L'objectif étant ensuite de pouvoir réinvestir les connaissances et compétences développées dans des dispositifs ou séquences de formation (dans le cadre de la formation en ligne, hybride ou en présentiel).

          Le MOOC MPSW était plutôt orienté "outils" ; mais grâce aux activités d'analyse et création, et en synergie avec le reste de ma formation de Master AIGEME notamment, il m'a permis de développer, outre une facilité de prise en main des outils du web 2.0, nombre de compétences plus "pédagogiques".

          Je pense notamment à la gestion des problématiques de l'eFormation que sont le soutien à la motivation et persévérance des apprenants, la réussite des apprenants, l'accompagnement des apprentissages, l'évaluation (par les pairs, formative, sommative). Je pense également à la maîtrise des approches pédagogiques innovantes, héritées du web 2.0 (eLearning, rapid learning, social learning et communautés web d'apprentissage ou de pratique, micro learning, blended learning, espaces personnels d'apprentissage, ePortfolios, MOOCs, serious games...).

          Ce MOOC a contribué à enrichir mes ressources pour mettre en place des méthodes plus actives, interactives, participatives, collaboratives et permettant l'émergence d'une intelligence collective, des méthodes différenciées, engageantes, favorisant des apprentissages profonds, promouvant la qualité ; et pour favoriser l'auto-apprentissage, l'engagement actif et la responsabilisation des apprenants, l'émergence de communautés d'apprenants, le développement d'une culture de la formation informelle, le développement personnel, ...

          Par ailleurs, il m'a également permis de pousser plus loin ma réflexion sur la scénarisation linéaire (parcours de l'apprenant strictement ordonnancé) ou non-linéaire (balisage, et liberté de parcours pour l'apprenant) des ressources, séquences pédagogiques et eFormations ; ainsi que sur la médiatisation des ressources pédagogiques numériques (intégration d'audio, image, vidéo, animation, jeu...), leur dynamisme (effets de zoom, rotations, etc.), leur interactivité (non-linéarité...) ; et la production, le stockage, la gestion et la diffusion des contenus/ressources pédagogiques numériques. Je me suis aussi exercée à l'analyse de quelques ressources pédagogiques numériques (public cible, objectifs pédagogiques, approche pédagogique, médias utilisés, types d'interactivité...).

          En outre, au fil du MOOC, j'ai pu répertorier, petit à petit, tout un panel de compétences que l'utilisation pédagogique des outils 2.0 peut permettre de développer chez les apprenants : des compétences rédactionnelles, communicationnelles, créatives, techniques, formelles, informationnelles, de veille, de sélection, analyse, synthèse, esprit critique, argumentation, des compétences sociales, civiques, eCompétences, translittératie, ...

          Je ressors aussi de cette expérience d'apprentissage mieux outillée pour pouvoir accompagner des enseignants/formateurs dans la conception de nouvelles pratiques pédagogiques, de cours numériques plus dynamiques, et dans la mise en valeur des objets d'enseignement, etc. ; voire, de compétences en community management en contextes pédagogiques...

 

          N.B. : Si vous souhaitez en savoir plus, vous trouverez en bas de cette page des liens vers mes analyses et réalisations. (Dans le cas contraire, recliquez sur le titre du présent article, puis redescendez en bas de page après la zone dédiée aux commentaires.)

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Synthèse | Les enjeux d'une application pédagogique des outils du web 2.0

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          Le cours C9AI13 - Web 2.0 et usages dynamiques invite les apprenants du Master AIGEME à achever l'étude de ce cours et du MOOC Ma Pédagogie à la Sauce 2.0 (MPSW) en publiant leurs réflexions sur ce qu'ils ont appris au cours de ce module/MOOC, et surtout, sur les enjeux d'une application pédagogique des outils du web social. Je vous invite à découvrir les miennes ci-après.

 

<= 5. Les outils de curation 

 

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Les outils de collaboration

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          Dans le cadre du MOOC Ma Pédagogie à la Sauce Web 2.0 (MPSW), les participants sont invités à découvrir (s'ils ne les connaissent pas déjà) les principaux outils de collaboration : wikis, documents partagés (GoogleDrive...), cartes heuristiques, outils de planification (Doodle...), etc. et à en comprendre le fonctionnement. En effet, ces outils peuvent permettre de gérer des projets éducatifs en ligne.

Je vous propose de découvrir ci-après les intégrations de la page d'un wiki sur laquelle j'ai travaillé, puis d'une carte heuristique réalisée collaborativement. Ces co-créations seront suivies d'une analyse des possibilités offertes par les outils de collaboration dans le cadre de l'enseignement/apprentissage.

 

Co-créations

Ci-après, l'intégration de la page d'un wiki que j'ai créée puis co-rédigée avec Clémence Jacq, au sujet de la conception médiatique, la scénarisation pédagogique, et... l'utilisation pédagogique des wikis justement ! ... :

 

Ci-après, l'intégration de la carte heuristique (interactive) que j'ai co-réalisée avec Aurore Capriles au sujet ... des cartes heuristiques ! ... :

 

Analyse

          Comme les blogs et réseaux sociaux, les outils de collaboration sont particulièrement susceptibles de soutenir l'engagement actif des apprenants, de favoriser leur motivation, réflexion et participation. Le wiki notamment est un outil 2.0 qui permet non pas seulement de "consommer" de l'information, mais aussi d'en produire et la partager. Les wikis peuvent ainsi permettre aux apprenants de développer des compétences rédactionnelles, éventuellement multilingues (traduction d'articles...). Ils sont également susceptibles de contribuer à leur faire acquérir des compétences attendues au XXIème siècle : télécharger des médias, éditer un texte, modifier un contenu, etc.

          Les wikis sont des outils de production, stockage, gestion et diffusion des contenus. Un apprenant peut donc utiliser un wiki personnel pour organiser ses connaissances et notes, recenser des sources intéressantes, tagguer les ressources ainsi sauvegardées et/ou nouvellement constituées (par remix), mener des recherches dans la base personnelle de connaissances ainsi constituée. Le wiki peut ainsi soutenir la mémoire de l'apprenant, favoriser l'auto-apprentissage, etc.
Un enseignant pourra quant à lui construire un dépôt d'informations, voire constituer des supports de formation, dans un wiki ; et diffuser le tout auprès des apprenants.

          Les apprenants peuvent utiliser des wikis collaboratifs pour partager et co-construire leurs connaissances, apprendre des connaissances tacites de leurs pairs, profiter de l'expertise et du potentiel d'un groupe de personnes engagées dans un objectif commun. Ainsi, dans un apprentissage socioconstructiviste, ils seront amenés à lier entre elles et hiérarchiser des connaissances acquises, échanger et débattre à distance sur un sujet commun (grâce à la page de discussion du wiki, voire des forums, audioconférences...), corriger les productions d'autres apprenants, accumuler des contributions et réorganiser le contenu, le faire progresser, le pérenniser (alors que les posts d'un blog se périment...). Grâce à ce principe "cumulatif", pour les apprenants la correction n'est pas seulement une sanction, mais une intervention les aidant à améliorer leurs travaux finaux (et leurs notes). Le wiki promeut donc la qualité, permet l'émergence d'une intelligence collective, favorise la performance collective. Le wiki favorise également la recherche de consensus
Les enseignants et formateurs peuvent quant à eux exploiter les wikis pour construire des cours à plusieurs, créer collaborativement des ressources pédagogiques, ou des guides ou manuels à destination de leurs pairs (bonnes pratiques, etc.) par exemples.
Pour toutes ces productions collectives, il ne faut toutefois pas négliger le travail "d'animation" (coordination ?) de la communauté contributrice qui est requis. Sinon, le wiki pourrait demeurer une agrégation de contributions, non intégrées les unes aux autres...

          Le wiki offre par ailleurs de nouvelles possibilité d'évaluation formative et sommative des apprenants. On peut en effet faire travailler les apprenants sur un même wiki, collaborativement (co-rédaction de pages) ou individuellement (chacun sa page). Et l'enseignant pourra ensuite suivre le travail de chaque apprenant, centralisé dans un même lieu en ligne, avec suivi de modifications, etc. Il pourra alors évaluer les apprenants en consultant les mises à jours successives par exemple. Il pourra aussi corriger directement dans le wiki (en rouge peut-être).
Les apprenants, quant à eux, pourront non seulement accéder à la correction de leur travail, mais également voir les travaux des bons élèves et prendre modèle dessus.

          Le wiki permet en outre, comme nombre d'outils du web 2.0, une sensibilisation à la netiquette, au droit d'auteur, et à la maîtrise de son identité en ligne. Avec ceci de particulier qu'être "contributeur" d'un projet collectif dote l'apprenant de "biens relationnels" (les co-productions) qui peuvent faire sa eRéputation... (Les wikis peuvent en tout cas constituer un levier de développement personnel pour les apprenants [ou enseignants/formateurs !], en les faisant devenir co-auteurs dans le cadre d'une écriture collaborative.)

 

          Notons, pour terminer cet article, que les documents partagés (tels que Google Docs) possèdent nombre d'atouts des "wikis" à strictement parler. Quant aux cartes heuristiques..., je vous laisse explorer celle qui est intégrée ci-dessus, en particulier la branche "usages pédagogiques"...

 

<= 3. Les réseaux sociaux 

5. Les outils de curation =>

 

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